La vanité de la nomenclature et autres écrits de jeunesse de Jean Piaget
Édition, Introduction et notes par Fernando Vidal, Mise en forme électronique par Chris Lalonde

I. Un mollusque spécial à notre lac

Travail de candidature présenté le 9 juin 1910. Manuscrit n° 527. Les figures se trouvaient sur un feuillet au stencil, dont un exemplaire est conservé avec le manuscrit.

Comme l'a montré Mr le Dr Paul Godet, il existe plusieurs variétés de mollusques spéciales à notre lac et à ses environs.[1] En particulier celle d'une espèce très commune — la Limnaea stagnalis — répandue à peu près dans toute l'Europe et même jusqu'en Sibérie, au Turkestan, dans l'Inde et au Canada (Fischer).[2] C'est une belle espèce allongée, mince, de coloration plus ou moins cornée, qui a normalement environ 4 centimètres 1/2 de large. Elle a une ouverture assez ovale, qui occupe à peu près la moitié de la longueur. Elle a été nommée par Linné en 1758 dans son Systema naturae.[3]

La variété spéciale au lacs de Neuchâtel, de Morat et de Bienne a été nommée lacustris par un naturaliste de Berne, Studer, en 1820 dans son Systematisches Verzeichnis der Schweizer Conchylien.[4]

(2) Pour la description, je prends pour type un des exemplaires que Mr Paul Godet a eu la bonté de me donner. Je profite de l'occasion pour lui exprimer, publiquement, toute ma reconnaissance. Cette variété est beaucoup plus petite que le type de l'espèce: elle n'a que 3 centimètres de longueur et 2 millimètres de largeur. Elle est caractérisée par une ouverture immense, relativement au type (5/6 de la longueur totale), par une spire beaucoup plus courte (5 centimètres, donc le 1/6) et par une coloration très claire. Nous verrons plus loin ses nombreuses variations.

L'animal paraît être identique à celui du type. Il a la forme de la coquille, une tête large, à tentacules triangulaires, contractiles; sa peau est lisse et de coloration foncée.

On le trouve ordinairement rampant sur les cailloux, il ne redoute pas les endroits souvent agités par les vagues. Il ne vit que dans les lacs de Neuchâtel, Bienne et Morat (3) à une profondeur variant environ entre 10 et 50 centimètres. Je ne l'ai jamais recueilli dans des étangs éloignés du lac. L'exemple le plus frappant est celui que j'ai observé non loin de Concise. Sur la berge, des milliers d'exemplaires sont rejetés, roulés et blanchis par les flots. A quelques 20 mètres de là est un petit étang qui, maintenant, ne communique pas avec le lac. Il y a 50 ans, je pense bien qu'il en faisait partie. Comme je viens de le dire, la variété lacustris pullule sur la /berge/ plage. On voyait encore quelques vieux exemplaires, roulés, cassés et à demi enterrés sur les bords de l'étang; vestige bien évident du passage du lac. Et dans la mare même, aucune trace! Par contre, la Limnaea stagnalis à l'état normal s'y trouv/ait/|e| abondamment.

La variété lacustris préfère plutôt les endroits agités tandis que le type, comme l'indique son nom spécifique de stagnalis, aime les endroits tranquilles et les eaux stagnantes. En effet, il se (4) trouve dans la plupart de nos étangs, dans nos petits lacs, comme le Loclat (voir le travail sur le Loclat par le Club en 1907) et le lac des Taillères.[5] Dans le grand lac, il se trouve surtout dans les endroits marécageux, au Grand Marais, près de Cerlier, etc.

Il y a des exemplaires qui sont intermédiaires entre la variété et le type du stagnalis. C'est la forme intermedia (Godet). Cette coquille a environ 4 centimètres de longueur, 2 centimètres et demi de largeur et une ouverture atteignant les 5/8 de la longueur totale. Je crois que cette variation doit plutôt se rattacher au type parce qu'on en trouve des exemplaires à ouverture bordée d'une bandelette rosée (roseolabiata). Ce cas ne paraît se présenter que chez le type; du moins, je n'ai jamais trouvé de lacustris roseolabiata.

Nous allons maintenant nous occuper des principales formes que peut prendre la variété lacustris. J'adopterai (5) la nomenclature suivie par Mr Godet dans son Catalogue des Mollusques du Canton de Neuchâtel en 1907.[6]

A. Varietates ex formae.

On désigne sous le nom de varietas ex formae toute variation qui a rapport à la forme de la coquille et non à sa coloration. Dans ce dernier cas on emploie le terme de varietas ex colore.

Forma typica. Nous avons déjà vu la description de notre variété lacustris. Rappelons encore les dimensions:

3 centimètres de longueur

2,2 " " largeur

Ouverture couvrant les 5/6 de la longueur.

On peut la trouver à Monruz sur les cailloux à quelques centimètres de profondeur.

La figure 1. représente cette coquille (6), le spécimen /figuré/ provient de Monruz.

La forma typica, tout en gardant — relativement les unes aux autres — les mêmes dimensions, peut varier de taille:

a) forma major, plus grande que notre type.

J'en ai trouvé un exemplaire à Colombier qui avait 3,8 centimètres de longueur.

b) forma minor. D'un autre côté, le type peut varier en sens inverse et rester plus petit, d'où le nom de minor.

J'ai rencontré cette dernière variation à Vaumarcus, à droite du port, chez des individus qui ont 2,2 centimètres de long sur 1,5 de large.

La figure 2 en représente un, dessiné au trait.

Remarque. Lorsqu'on trouve un exemplaire de petite taille, il ne faut pas confondre la forme minor avec un spécimen qui est petit parce qu'il est jeune. On distinguera l'adulte par un petit épaississement de la lèvre externe (7) de l'ouverture qui se rencontre rarement chez le jeune. Les formes maior et minor peuvent se rencontrer avec toutes les suivantes, sur les mêmes exemplaires.

Forma producta. Si un exemplaire a poussé en longueur sans avoir crû en largeur, il a une apparence allongée: c'est la forme producta.

La figure [n° 3] en représente une qui provient de Colombier. Elle a 3 centimètres de longueur sur 1 centimètre et 9 millimètres de largeur. L'ouverture a 2 centimètres de longueur, donc elle s'étend sur les 2/3.

Forma abbreviata. Si, au contraire, l'animal croît plus en largeur qu'en longueur, la coquille tend à prendre une forme globuleuse qui lui donne un aspect trapu.

J'en ai un exemplaire provenant de Monruz, trouvé en compagnie de lacustris typiques. C'est celui que représente la figure 4.

Longueur = 2,8 centimètres (8)

Largeur = 2,3 centimètres

Ouverture = 2 " , donc les 5/7 de la longueur total

La forme abbreviata est souvent en étroites relations avec l'ampliata, que nous verrons plus loin.

Forma /turgida/ conica. La coquille peut prendre un aspect enflé |vers le haut et attenué vers le bas|, ce qui lui a valu le nom de /turgida/ conica. [b.p.: L'exemplaire de la fig. 5 peut aussi être appelé attenuata. Voir /à/ la figure 5.] Elle est peut-être en rapport avec la forme globosa et la forme turgida, que je n'ai pas encore pu trouver.

J'ai recueilli un spécimen de conica près de Cerlier, sur la grève entre cette dernière ville et le Landeron.

Longueur = 3 centimètres

Largeur = 2,5 "

Ouverture couvrant les 11/15 de la longueur.

Si l'on <ill.> la spire, la coquille aurait une forme triangulaire. Le sommet serait le bas de l'ouverture. (9)

Forma ampliata. Une forme très curieuse est la forme ampliata. La coquille peut avoir toutes les dimensions normales, sauf celles de l'ouverture. Cette dernière s'agrandit, s'agrandit jusqu'à s'étaler complètement et même se replier en arrière (labro reflexo).

Mr Paul Godet a eu la bonté de m'en donner un exemplaire de Cortaillod. En voici les dimensions:

Longueur = 2,8 centimètres

Largeur = 2,6 " . Elle est donc presque égale à la /hauteur/ longueur. Il ne s'en faut que de 2 millimètres.

Ouverture: longueur = 2,2 cm

largeur = 2 cm. Il y a également 2 millimètres de différence entre la longueur et la largeur.

J'en ai moi-même trouvé un spécimen, mais moins intéressant.

En voici les dimensions: (10)

Longeur = 2,8 cm

Largeur = 2,1 cm

Ouverture = 2 centimètres sur 1,6.

Il provient de Marin.

Toutes ces dernières formes concernent les variations générales. Mais en voici quelques-unes qui n'ont rapport qu'à une portion de la coquille. Par exemple, à la lèvre externe de l'ouverture, au dernier tour de spire, etc.

Un exemplaire ne peut pas présenter à la fois 2 des formes que nous venons d'énumérer, sauf pour major et minor qui, du reste, se rattachent toutes deux à typica. Une coquille ne peut pas être à la fois producta et ampliata. Elle ne peut pas non plus être producta et abbreviata, et ainsi de suite. (11)

Par contre, un spécimen peut présenter une des formes suivantes, par exemple gibbosa en même temps que producta, turgida, abbreviata, maior, etc.

C'est pour cela que nous les plaçons ici à la fin des varietates ex formae. On pourra en distinguer cinq principales:

1° la forma gibbosa dont n'importe quels tours de spire, mais principalement le premier, présente une ou deux bosses ou gibbosités, ordinairement parallèles au bord de l'ouverture.

Je l'ai rencontrée à Colombier. La figure 7 la représente.

L'extrémité inférieure de la coquille est tournée du côté de l'oeil de l'observateur. Ici la gibbosité est parallèle au bord de l'ouverture.

2° La forma angulosa, dont la surface de la coquille est parsemée (12) de plusieurs arêtes qui se croisent quelquefois dans tous les sens et donnent un aspect rugueux à la coquille. D'autres fois les arêtes se dirigent dans le sens des tours de spire.

Je l'ai trouvée à Cerlier (entre Cerlier et le Landeron). La figure 8 la représente.

3° La forma labroduplicata (ou duplicilabiata), que l'on pourrait presque appeler monstrueuse. Elle est vraiment curieuse: la lèvre externe de l'ouverture au lieu d'être formée d'une seule lamelle, est formée de deux.

Elle se trouve à Colombier. La figure 9 la montre. Comme en la figure 7 l'extrêmité inférieure est tournée vers l'observateur, mais cette fois la lèvre externe est tournée au dehors.

Quelquefois on trouve des exemplaires dont la lèvre d'abord unique et normale se sépare ensuite. (13)

4° Chez la forma labro reflexo, la lèvre est troussée en arrière. Ce cas se rencontre le plus souvent sur le même individu avec la forme ampliata dont nous avons déjà parlé.

Je l'ai aussi trouvé sur un exemplaire à peu près normal, à Colombier. C'est celui que représente la figure 10. On voit l'ouverture de la coquille tournée vers le haut.

Forma /labro <ill.>/ Bodamica. C'est un cas où la lèvre supérieure se relève au-dessus de son point d'insertion. Clessin, le conchyliologiste allemand de Nuremberg,[7] a crée pour cette forme sa variété Bodamica, mais Mr Paul Godet a dit "cette forme, constamment mêlée aux autres, ne peut même constituer une variété".

Elle se trouve partout et avec toutes les autres /formes/ variations.

Je l'ai trouvée à Colombier et à Cerlier. (14)

La figure 3 représente un spécimen caractérisé par sa forme générale (producta) mais qui présente très bien la forme /labro <ill.>/ Bodamica.

B. Varietas ex colore.

Nous venons de passer rapidement en revue les diverses variations concernant la forme de la variété lacustris. Nous ne pouvons [laisser] passer inaperçu[e] la seule variation au sujet de la coloration. C'est la:

Forma radiata. Un seul exemplaire a été trouvé, nommé et décrit par Mr P. Godet, auquel nous sommes obligés d'emprunter ce passage: "Une jolie forme est celle que je désigne sous le nom de radiata: elle est petite et présente des raies transversales (15) d'un brun foncé contrastant agréablément avec la couleur claire du fond". Mr Godet l'a trouvée entre Préfargier et Epagnier.

Remarque. Je n'ai jamais trouvé chez la variété lacustris de ces spécimens à ouverture bordée d'une bande rougeâtre que l'on trouve si fréquemment chez le type du Limnaea stagnalis.


Critique officielle du travail de Jean Piaget

par Jacques Béguin

Mon cher Piaget,

Tu m'as chargé de faire la critique de ton travail, merci de la corvée et de l'honneur. Si tu as cherché, mon ami, quelqu'un qui fût incapable de voir les erreurs que tu aurais pu commettre, tu es bien tombé. Heureusement que messieurs nos honoraires sont là pour relever tes hérésies, si hérésies il y a.

Quant à la manière dont tu l'as présenté, je l'ai trouvée claire et nette et pour arriver à cette fin les hectogravures t'ont merveilleusement aidé. C'est donc un bon point à ton actif.

Le peu d'étendue du sujet y est aussi pour quelque chose. Tu nous écrases sous tes mots latins, parfois tu frises le pédantisme. Ton travail est quelque peu sec, c'est un catalogue, un article de ton dictionnaire au mot Limnaea. Mais ce que je dis là, est-ce une critique? Non, quand on voit où conduit l'excès contraire.

Tu as entendu jeudi /passé/ il y a quinze jours le travail de notre ami Prêtre. /S'il/ et|-il| traité le même sujet que toi, /et s'i/ eussiez vous pu pétrir vos oeuvres, nous aurions eu une perfection. Chez lui les détails saugrenus, /les traits,/ la manière de vivre, le caractère, les vices et les défauts des corbeaux abondent, sans qu'à la fin de son travail on sache exactement s'ils sont noirs ou blancs. Chez toi nous connaissons la coquille dans ses moindres détails, toute son anatomie est faite, tu n'oublies pas une variété, mais sur leur genre de vie, sur leur nourriture, rien. C'est peut-être difficile à dire et à voir, je le veux bien, mais quelques indications auraient suffi.

Non pas que par là je t'accuse de n'être pas personnel, ton travail au contraire est plein d'observations que tu risques de temps en temps, mais modérement, contrairement à tes habitudes.

Catalogue, dictionnaire, sec: tels sont les principaux défauts de ton travail. Si c'en est.

Les défauts de fond, les erreurs [d']histoire naturelle, je suis sûr que l'élève de M. notre honoraire P. Godet n'en fait pas. Mais qui sait. Mon incapacité arrête ma copie ici.

Pour finir et pour suivre la tradition, parlons de la longueur. Elle est bonne.

Beaucoup de bonnes choses savamment et clairement dites comme tu l'as fait valent mieux feu.

A part quelques réserves, ce travail est bon dans l'ensemble comme dans le détail. Je ne vois rien qui soit dit de façon à ce qu'on n'y comprenne rien, au contraire; mais s'il /eut/ <ill.> été un peu moins sec, il en serait 100 fois meilleur.

Il démontre cependant à une bande de gymnasiens que la science d'un élève de IIe latine vaut parfois celle d'un soi-disant scientifique.


Extrait du procès-verbal du 9 juin 1910

"Lorsque le prés[ident] ouvre la séance le local est bondé. Nous sommes 15. Le club est au complet. En outre 3 de nos professeurs parmi lesquels 2 honoraires n[ou]s ont fait le plaisir d'assister à la séance; ce sont: Mr Dr P. Godet, P. Bovet et LeGrand Roy.[8] [...] [Après un premier travail] le président donne la parole à Piaget [...]. Le travail que nous entendons alors parle d'un mollusque de notre lac. Béguin, dans sa critique officielle, fait remarquer la sécheresse et le caractère dictionnaire et catalogue de ce travail, mais le loue hautement pour sa personnalité. M. Godet prend la parole pour défendre Piaget; il explique qu'un travail /tel/ de ce genre ne peut guère être autre chose que ce que Piaget en a fait. Mr notre hon[oraire] P. Bovet demande à l'auteur s'il n'aurait pas pu ou s'il ne pourrait pas étudier la descendance de croisements faits chez les limnées. /Après avoir répondu affirmativement/ chose qui d'après Mr Godet serait très facile à expérimenter. Les hospitants sont priés de se retirer. Les 2 candidats sont acceptés à l'unanimité du club. Mr Godet est alors chargé de leur faire le petit speech de réception. Après avoir selon la tradition entonné le psaume I la séance est levée".


Footnotes:

  1. Le naturaliste neuchâtelois Paul Godet (1836-1911), directeur du Musée d'Histoire Naturelle de Neuchâtel et spécialiste des mollusques de la région, initia Piaget à la systématique malacologique et orienta de manière décisive sa formation en histoire naturelle.

  2. Paul-Henri Fischer, malacologiste français. En 1910, dans "Généralités sur la distribution géographique des mollusques" (ch. II), Piaget se sert largement de son classique Manuel de conchyliologie (1887). Voir ch. II.

  3. L'année 1758, date de la dixième édition du Systema naturae (1735) de Linné, est la limite temporelle de l'application de la "loi de priorité" en nomenclature zoologique. Selon cette "loi", un taxon doit porter le nom qui lui a été attribué par son premier descripteur; diverses conventions internationales (à partir des années 1880) stipulèrent qu'il ne faut pas faire remonter l'identification des noms originaux au-delà de la dixième édition du Systema naturae. En 1913, dans "La notion de l'espèce suivant l'école mendélienne" (ch. VIII), Piaget rappelle l'importance qu'avait pour Linné la catégorie d'"espèce".

  4. Systematisches Verzeichnis der bis jetzt bekannt gewordenen Schweizer Conchylien (Berne, Stämpfli, 1820). Le pasteur Samuel Studer (1757-1834) était professeur de théologie pratique à l'académie de Berne et membre fondateur des Sociétés bernoise et helvétique des sciences naturelles.

  5. Le Loclat, ou lac de Saint-Blaise, est un petit lac près de Neuchâtel. Les Amis de la Nature y avaient mené des recherches ayant abouti à une publication: "Le lac de Saint-Blaise. Histoire, hydrographie, faune des invertebrés", Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie 18 (1907):, 5-46. L'aspect systématique de ces recherches fut complété par Piaget et Marcel Romy, "Les mollusques du lac de Saint-Blaise", ib. 21 (1911-12): 144-161. Le 13 juillet 1911 Piaget fit au Club un exposé intitulé "Où en est notre travail sur le Loclat", dont le manuscrit manque (voir Annexe IV.9).

  6. P. Godet, "Catalogue des mollusques de Neuchâtel et des régions limitrophes des Cantons de Berne, Vaud et Fribourg", Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles 34 (1907): 97-158.

  7. Stephan Clessin (1833-1911).

  8. Le pédagogue neuchâtelois Pierre Bovet (1873-1965), cofondateur du Club des Amis de la Nature, était professeur de philosophie à l'université de Neuchâtel et futur directeur (dès 1912) de l'Institut Jean-Jacques Rousseau de Genève, où Piaget travaillera à partir de 1921. Eugène LeGrand Roy (1852-1926) était professeur d'astronomie et de géodésie à l'université de Neuchâtel; en 1922, il aura pour successeur le mathématicien Gustave Juvet (1896-1936), un des meilleurs amis de Piaget depuis l'époque des Amis de la Nature.

 


Jean Piaget Society Last Update: 30 June 1999
© 1999 Fernando Vidal, The Jean Piaget Society
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